Dubrovnik

Mardi 28 août & Mercredi 29 août

Nous entamons aujourd’hui la dernière étape de votre voyage avec Dubrovnik. Quelle histoire passionnante que celle de cette ville, depuis l’antiquité au centre des échanges commerciaux entre l’Europe et le Moyen-Orient !

Fondée par les Grecs au VIIème siècle, Raguse, l’antique Dubrovnik, elle est placée très vite dans l’orbite byzantine et devient le principal comptoir commercial où aboutissent les minerais, l’argent, le fer, extraits des Balkans. Tombée entre les mains de Venise lors de la croisade de 1205, la Sérénissime en fait une importante base navale pour les galères qui escortent les navires marchands. Devenue tour à tour hongroise en 1358  puis ottomane deux siècles plus tard, la république marchande parvient -moyennant le paiement d’un tribut annuel à l’empire ottoman- à obtenir la liberté de se gouverner librement. C’est l’heure de la prospérité. elle devient le principal intermédiaire commercial entre l’Europe et le Moyen-Orient où elle ouvre plusieurs comptoirs. Cinq cents navires marchands portaient les couleurs de la république aux quatre coins du monde, du XVème au XVIIème siècle. Raguse ressemble alors à ce qu’était Venise trois siècle plus tôt : une république aristocratique dirigée par une caste de propriétaires terriens croulant sous les richesses. L’âge d’or pris fin en 1667 lorsqu’un séisme détruisit entièrement la ville. Elle fut rapidement reconstruite dans un style baroque uniforme, avec des rangées d’habitations modestes , dotées de boutiques au rez-de-chaussée. Elle ne retrouva jamais sa prospérité d’antan. Le coup de grâce fut donné en 1808, lorsque Napoléon mit fin à l’existence de la république et l’attribua à l’Autriche. Puis ce fut la tourmente de la guerre qui ravagea l’ancienne Yougoslavie. La première attaque par les armées serbe et monténégrine eu lieu le jour de la Saint-Nicolas (6 décembre) 1991. Au matin, à 7 heures, la croix sur le mont Srd a été détruite. Il s’en suivi un pilonnage qui dura un an : près de 2 000 obus se sont abattus sur Dubrovnik de 1991 à 1992. Les raids sur la ville se poursuivront durant quinze ans, jusqu’en 2006.

 

La première impression lorsque l’on pénètre dans Dubrovnik est celle d’une place forte, presque d’une garnison : hautes murailles défensives tout autour de la ville, tours massives gardant l’entrée du port. Au-delà des murailles, on s’attendait à trouver le lacis des ruelles, caractéristiques des cités médiévales de la côte dalmate.

Mais il n’en est rien lorsqu’on débouche sur Placa, la rue principale, au terme d’une longue descente d’escaliers. On découvre en effet un long alignement de hautes habitations, résultat de la reconstruction qui a suivi le séisme de 1667. Mais très vite ce sentiment se disperse lorsque l’on pousse la porte d’anciens palais que l’on découvre dans les ruelles voisines : ce sont alors pilastres et fines colonnades, porches ouvragés et balcons finement ciselés.

Venant de la Porte Pile, le couvent des Franciscains offre un très joli cloitre ainsi qu’une antique pharmacie ouverte en 1317. En remontant Placa, foulant ces pavés lustrés par des millions de touristes au fil dans ans, on arrive sur la place de la Loggia bordées de superbes palais. Au centre de la place se dresse fièrement la statue de Roland qui, selon la légende locale, vint défendre la ville contre les assauts des Sarrasins. En face, le Palais Sponza, le seul a avoir résisté au séisme, abrite les archives de la ville. Un peu partout en ville on trouve des statues de Saint-Blaise, patron de la la ville après avoir, selon la légende, sauvé la cité au Xème siècle des mains des venéciens …

Un des temps forts de la visite de Dubrovnik reste la promenade de 2 km sur les remparts de la ville. Il a fallut cinq siècles de travaux pour parvenir à cet ensemble exceptionnel, un des plus baux exemples d’architecture militaire en Europe. Du haut des fortifications, on contemple huit cent ans d’histoire.

Envie de prendre encore plus de hauteur ? Qu’à cela ne tienne, nous embarquons dans le spectaculaire téléphérique qui nous amène au sommet du mont Srd, à 413 mètres au-dessus de la ville, nous offrant ainsi d’extraordinaires panoramas sur la ville et sur le large.

De retour en ville, nous nous délectons une fois de plus de cette très agréable ville en nous baladant au gré des ruelles et des placettes, bercés par la musique tzigane que joue un sympathique groupe d’artistes.

 

 

Voilà, dans quelques heures nous reprenons l’avion pour Paris. On gardera dans les yeux cette mer d’un bleu transparent, cette côte finement découpée offrant des criques intimes à celui qui les cherche un peu, et ces cités médiévales, parfaitement restaurées et mise en valeur par des habitants passionnés, amoureux de leur patrimoine culturel et investis dans sa préservation.

 

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