Île de Rab

Mercredi 15 août : île de Rab

Aujourd’hui nous quittons à regret l’île de Cres pour celle de Rab où un spectacle de joutes médiévales entre chevaliers sera donné le soir. La ville déjà donne le ton : datant du XIème siècle, l’église de St Jean l’Evangéliste et son déambulatoire dont les colonnes sont très bien conservées. Elle appartenait à l’odore des Bénédictins puis, au XIIIème siècle, à celui des Franciscains.  Autour, dédale de ruelles pavées entourées de hautes maisons de pierre, bacons richement ouvragés et portes décorées avec goût. Très agréable ambiance.

Mais déjà les premières notes du spectacle se font entendre. En première partie, deux groupes folkloriques, habillés de façon très … rustique, interprètent quelques danses traditionnelles. Puis viennent les chevaliers portant tambours et oriflammes. Réunis pour une démonstration d’adresse de tir à l’arbalète, ces hommes se mettent en seine pour le plaisir de revivre l’ambiance des siècles passés. Il y a là un groupes de nobles, grimés comme il se doit en costume d’époque, qui, sous l’autorité d’un Grand Maitre, vont être les juges des performances des chevaliers qui vont s’affronter. Les chevaliers sont sous l’autorité d’un sénéchal, maitre de la cérémonie qui, avec son bâton, va commander les séquences du spectacle.

Et cela sera, en effet, une véritable performance que d’atteindre une cible placée à 50 mètres à l’aide d’une arbalète. Une douzaine de chevaliers vont ainsi s’affronter sous les roulements de tambours des soldats. La plupart d’entre eux toucheront la cible, mais seulement quelques uns parviendront à percer le petit centre blanc, d’à peine 5 centimètres de diamètre …

Puis un coup de canon qui nous a fait tressauter conclura la cérémonie, nobles et chevaliers quittant la seine en procession.

C’est l’occasion de rappeler qu’un accessoire vestimentaire largement répendu est d’origine croate. Vers 1635, quelque 6000 soldats et chevaliers se rendirent à Paris pour prêter main forte à Louis XIII. Parmi eux se trouvaient un grand nombre de cavaliers croates qui, dans le régiment du ban, restèrent au service du roi de France. L’uniforme traditionnel des Croates souleva l’intérêt de la cour française en raison des foulards que les cavaliers croates portaient noués autour du cou. Vers 1650, la nouvelle mode élégante, à « la croate », inconnue en Europe, fit son entrée à la Cour de Versailles. La cravate, du mot « Hrvat », forme croate du mot « Croate », devint bientôt à la mode parmi les bourgeois de l’époque, qui y virent un symbole de culture et d’élégance.

 

 

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