USA – Death Valley

Nous avions projeté de nous lever vers 10h, mais le bruit des clims et l’aéroport de Las Vegas proche de l’hôtel nous réveille plus tôt que prévu. Nous partons nous réveiller dans la piscine, dont l’eau n’a pas chauffé plus qu’hier, puis quittons l’hôtel vers 10h30 en direction de Death Valley. N’ayant pas déjeuné ce matin, nous nous arrêtons dans une aire de service sur la route, pour manger, enfin pour se remplir l’estomac plutôt : au menu poulet frit et pommes de terre frites, on a d’ailleurs du mal à distinguer les deux au niveau du goût, heureusement la forme est là pour nous aider.

Sur le parking, nous nous apercevons tout à coup que les pneus avant de la Buick ont l’air sensiblement dégonflés et comme nous allons traverser la zone désertique de Death Valley, nous nous demandons s’il ne faudrait pas les regonfler un peu. Dans le doute, nous essayons de faire appel à la sagesse d’un homme d’un certain âge, détenteur d’une Buick Century, même modèle que la nôtre. Il n’a malheureusement pas l’aire de s’y connaître en mécanique, donne deux bons coups de pied dans les pneus avant et nous annonce qu’effectivement il serait peut-être bon de regonfler un peu. Et oui, mais de combien mon brave monsieur, car nous n’avons pas le manuel de l’utilisateur dans la voiture et n’avons vu aucune indication quant à la pression des pneus. Le sage nous conseille donc d’aller dans un garage. Sur ce, arrive sa charmante dame, qui engage la conversion, et d’apprendre que nous sommes français, nous avoue être elle-même française. « De quelle région ? » m’enquis-je car l’accent me semble fort américain. Elle m’apprend alors que son arrière, arrière … grand-père était canadien ! Ah oui, évidemment, je comprends mieux. Elle est tellement heureuse de voir pour la première fois des français qu’elle me demande l’autorisation de m’embrasser, car elle sait qu’elle n’aura jamais l’occasion de venir en France. Je ne pouvais décidément pas refuser ce bonheur à cette charmante dame et m’exécute. Je craque littéralement devant ce côté « grand enfant » que les américains arborent souvent. C’est comme une bouffée d’Amélie Poulain en plein cœur de l’ouest des Etats-Unis.

Nous approchons de Death Valley où la chaleur commence à devenir de plus en plus intense. Il y fait en moyenne 40 à 50° à l’ombre. Nous sommes ici en dessous du niveau de la mer. Il ne pleut presque jamais dans cette région, et l’eau qui y tombe n’est pas potable. Nous empruntons la route panoramique et étant donné que nous sommes aux heures les plus chaudes de la journée, il est exclu que nous entreprenions une marche. Mêmes les corbeaux cherchent l’ombre des panneaux indicateurs. Nous commençons par le point le plus haut de façon à avoir une vue générale de Death valley. Des montagnes arides aux couleurs noir, ocre, rouge, jaune encadrent la plaine asséchée l’été qui n’est qu’une énorme étendue de sel. Nous descendons ensuite au Visitor Center, pour obtenir une carte du parc. Nous profitons d’être au cœur du petit village pour prendre de l’essence et faire regonfler les pneus. Nous poursuivons la route touristique et descendons dans la plaine que nous apercevions d’en haut. Nous nous trouvons en dessous du niveau
de la mer. Nous poursuivons en empruntant une petite boucle d’où l’on peut admirer des versants aux couleurs multiples (Artist palet). C’est vraiment superbe au niveau des couleurs, d’autant plus que l’on bénéficie de la lumière rasante du soleil : les jaunes sont absolument magnifiques, et la forme des roches donne une douceur que l’on a encore envie de caresser.

 

Le soleil descend maintenant à grande vitesse et nous laisse dangereusement penser que nos n’aurons pas le temps de voir les dunes de sable avant le
coucher du soleil. Nous arrivons effectivement un peu trop tard, mais nous sommes finalement ravis d’avoir fait le parcours dans l’après-midi car la lumière était splendide sur la roche. Seuls les deux points où l’on peut observer le lever du soleil nous ont fait défaut, mais la route était tellement plus spectaculaire, que nous ne regrettons rien. Le soleil s’est à peine couché mais l’air est toujours aussi incroyablement chaud.

Nous partons maintenant pour Lone Pine où nous attend notre hôtel. La nuit tombe très vite et nous plonge dans un décor presque terrifiant : un ciel étoilé, noir, à 360°, perdus au milieu de nulle part où l’on croise une voiture tous les 20 miles, la sensation est encore vraiment proche des films ou séries américains : on attend impatiemment l’OVNI qui apparaîtra bientôt sous nos yeux, traversant le ciel étoilé et qui nous ferait entrer dans la liste (déjà grande, on l’imagine) des nombreux hallucinés qui ont cru voir un OVNI. Nous sommes en effet dans une zone militaire où l’on teste des avions furtifs. Et de toute façon, il n’y a pas plus de chance de voir ici des OVNI que dans le fin fond de nos campagnes, mais bon l’ambiance est quand même là.

Nous arrivons à Lone Pine vers 9h et trouvons l’hôtel rapidement, une chambre sans salle de bain, mais il y a une piscine que l’on pourra tester demain. Ce soir, il est trop tard. Pour l’heure, il s’agit de trouver un restaurant digne de ce nom pour effacer le repas de ce midi. La ville a l’air charmante et relativement bien animée. Nous nous arrêtons pas très loin de l’hôtel, au Totem Café qui possèdente des tables dans un jardin. Le patio est très animé car il y a un karaoké auquel tout le village semble participer de bon cœur. Nous commandons deux bières, qui nous sont servies avec des légumes à grigoter. Je crois que c’est la première fois que l’on nous sert l’apéro sans les traditionnels crakers. Nous prenons ensuite une assiette de poissons, accompagnés de légumes. L’endroit est très convivial et on y mange très bien ! Nous sommes enchantés de cette soirée. Nous rentrons à l’hôtel et nous nous couchons de bonne heure. Malheureusement, nous avons des voisins de chambre très bruyants, qui nous empêchent de dormir : seule alternative : les boules Quies !

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